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FICHE | Site inscrit - SIN0000326 - Plateau de Monbran
Procédure  Arrêté 12/02/1982
Arrêté d'inscription

Commune(s) d'Aquitaine
COLAYRAC-SAINT-CIRQ  (47)
FOULAYRONNES  (47)
Commune(s) hors Aquitaine
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Autre zone
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Critère
Site d'intérêt pittoresque

Statut de propriété
Privé et public

Type de site
Sites naturels - grands ensembles paysagers

Superficie: 257.19 hectares
 (superficie calculée par la méthode cartésienne sur la donnée géographique en projection légale Lambert 93)

Motivation de la protection

Le site du Plateau de Monbran situé au nord de l’agglomération agenaise a été inscrit le 12 février 1982. Sa superficie est de 250 hectares.

Dans son rapport l’inspecteur des sites énonçait les richesses naturelles et la haute valeur historique des lieux : « Situé aux portes d’Agen, le site de Monbran couvre une zone naturelle de plus de 150 hectares, encore dépourvue de constructions. Seules demeurent quelques propriétés agricoles certaines datent du XVIIIe siècle.
Cet ensemble constitue un îlot naturel privilégié et à la fois apparaît comme un haut lieu historique, où se résume une partie du passé Agenais.
Le projet a déjà été examiné par la Commission Départementale des Sites au cours de sa réunion du 11 avril 1978.
Néanmoins le premier dossier incluait le vallon de Vérone très largement construit, ainsi que des zones bâties à proximité du plateau. Avant de donner une suite à cette affaire, Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie a demandé que le site à protéger soit strictement limité aux zones naturelles et de ce fait qu’une nouvelle délimitation soit arrêtée ».
L’inspecteur Général des sites et paysage a noté aussi dans ses rapports d’inspection (11 février 1980 et 6 août 1981), les risques liés aux questions d’urbanisation et il écrivait : « Il faudrait être décidé à classer, le jour où la pression se fera plus précise ».

Le dossier rédigé, en 1979, par la SEPANLOG et l’Association pour la sauvegarde du paysage de Monbran explicite très précisément l’intérêt naturel, paysager, historique du lieu. A la Renaissance, la région d’Agen a connu un important renouveau intellectuel avec l’arrivée d’évêques italiens. Ils étaient accompagnés « d’une suite de clercs, de juristes de musiciens, d’artistes, de médecins…. Parmi eux Scaliger, Nostradamus… (voir fiche de l’office de Tourisme d’Agen dans le dossier documentation). Leur résidence d’été se trouvait sur le plateau de Monbran. Réhabilité et transformé en sanatorium au début du XXe siècle, le château a été transformé depuis en centre de convalescence.

A souligner également la richesse environnementale du territoire : la demande initiale des associations portait sur une protection en tant que réserve naturelle.

Etat actuel du site

L’état actuel du site, 25 ans après sa protection est toujours le même.
Le plateau de Monbran est très proche d’Agen, dont il est séparé par une falaise abrupte. Cette grande proximité de la ville centre en fait un poumon vert de l'agglomération et un lieu de promenade (existence de chemins de randonnées). C’est un plateau doucement vallonné, agricole et limité par des versants pentus boisés qui dessinent le site, en forme de feuille découpée.
Contrairement aux plateaux voisins qui sont en cours d’urbanisation rapide, ce plateau est intact, entièrement rural, avec quelques fermes et châteaux, et le hameau de Monbran.
Sur l’ensemble du site, le paysage est très homogène, y compris sur les parcelles non inscrites près du hameau.
Il est toutefois soumis à une forte pression urbaine, des zones de construction figurant au plan d'urbanisme.

Enjeux et préconisations

Le site a gardé une grande cohérence : il est quasiment visible d'un point dans sa globalité et ses limites sont nettement perceptibles.

Dans ce contexte, il est souhaitable de maintenir les qualités du site :

- conserver le caractère naturel et agricole malgré l’urbanisation des environs du site,
- conserver la qualité de la bande boisée qui circonscrit le site,
- renforcer les protections du site en concertation avec les partenaires concernés.

Une étude de classement des parties naturelles est en cours. Parallèlement, il faut prévoir dans le document d’urbanisme de la commune un zonage adapté pour la protection des paysages naturels, agricoles et forestiers, ainsi que des parcs et jardins, faisant partie du site ou contribuant à la qualité de ses abords.

Pour le hameau de Monbran :
- inclure dans le règlement du document d’urbanisme de la commune des prescriptions architecturales et paysagères détaillées pour maintenir la qualité du bâti faisant partie du Site, ou contribuant à la qualité de ses abords.

Ressources