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FICHE | Site inscrit - SIN0000278 - Moulin de Gabas
Procédure  Arrêté 20/12/1974
Arrêté d'inscription

Commune(s) d'Aquitaine
EYRES-MONCUBE  (40)
SAINTE-COLOMBE  (40)
Commune(s) hors Aquitaine
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Autre zone
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Critère
Site d'intérêt pittoresque

Statut de propriété

Type de site
Autre patrimoine bâti isolé : maisons fortes, église, abbaye, moulin

Superficie: 1.1 hectare
 (superficie calculée par la méthode cartésienne sur la donnée géographique en projection légale Lambert 93)

Motivation de la protection

En 1974, l’Inspecteur régional des sites considérait que le moulin à eau du Gabas était l’un des moulins les mieux conservés des Landes. « Datant du 16e siècle, il est resté en l’état. Son amenée d’eau s’inscrit dans un site intact, ponctué de verdure avec des essences rares dans une région où le pin prédomine. La protection de ce secteur m’a paru indispensable après que j’ai constaté sur place que le recalibrage du cours d’eau lancé en amont et prévu en aval allait modifier complètement, voire supprimer à jamais un site qu’il convient de conserver. Nos préoccupations ont été fort comprises des élus qui ont approuvé le projet d’inscription ». Inspecteur régional des sites, rapport de présentation 1974

Etat actuel du site

Le moulin ainsi que le canal de dérivation sont encore aujourd’hui en très bon état et bien entretenus.
Le système hydraulique ne semble plus en place mais une ancienne roue est adossée à la façade nord du moulin. Cette façade, bien visible depuis la route, est très bien conservée. Des plantations ornementales (hortensias,
rosiers, buis, fougères, vigne vierge) la mettent en valeur.
Les marches d’un escalier descendant jusqu’aux arches du moulin sont formées par d’anciennes meules. Une habitation en parpaings apparents et entourée d’une imposante haie de lauriers palme se trouve en limite du site.
La partie nord du canal est séparée de la D350 par une jolie haie mixte de peupliers et de chênes. Cet alignement a subi les conséquences de la tempête de 2009 et nombre de chênes sont tombés.
Cette haie se prolonge par un petit bois jusqu’au lit du Gabas, limite nord du site inscrit. L’autre côté de la route est longé par quelques pêchers.
Au sud du moulin, le petit jardin aménagé met bien en valeur la retenue d’eau. Un bananier, des boules de buis ou des rosiers habillent la façade sud.
Un petit pont de bois permet de franchir le plan d’eau. Une écluse permettant le contrôle du niveau d’eau est toujours en place et mise en valeur par des plantations. À l’arrière de ce jardin, l’espace agricole est bien visible depuis la route départementale 350. Les abords du deuxième bras du canal, compris dans le site inscrit, sont plantés de feuillus.
La partie sud du canal, en amont du moulin, est bordée par des peupliers. Des érables et des aulnes complètent la palette végétale. Un ancien bâtiment s’intercale entre la route et le canal. Aux abords du site et de l’autre côté de la départementale, deux maisons récentes ferment la vue sur l’espace agricole. La première est entourée d’une haie de thuyas.

Enjeux et préconisations

Le moulin et son canal n’ont subi aucun dommage et sont bien entretenus et mis en valeur par les propriétaires. Les abords ont gardé une grande qualité paysagère grâce à leur richesse végétale. Il est à regretter la construction du bâtiment en bordure du canal qui dénature le cadre bucolique, en aval du moulin. Il empêche par ailleurs d’apprécier la vue sur l’espace agricole, en direction du Gabas. De même, la construction de nouvelles maisons aux abords directs du site banalise le paysage agricole.
L’alignement de chênes qui borde le bief mérite d’être reconstitué.
Ce constat vient illustrer le besoin d’un élargissement de la protection. Les abords doivent être pris en compte et
protégés ainsi que la situation du moulin dans un cadre paysager plus large. L’espace agricole à l’arrière du canal et jusqu’au Gabas mérite une protection. La protection des parcelles entre la route et la partie sud du canal préviendrait le développement de l’urbanisation sur ce secteur. Le périmètre pourrait aussi inclure une partie de la zone agricole de l’autre côté de la route. Rédaction 2007 - mise à jour en 2009

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