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FICHE | Site inscrit - SIN0000068 - Château de Saint-Quentin
Procédure  Arrêté 05/11/1982
Arrêté d'inscription

Commune(s) d'Aquitaine
SAINT-QUENTIN-DU-DROPT  (47)
Commune(s) hors Aquitaine
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Autre zone
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Critère
Site d'intérêt pittoresque

Statut de propriété
Privé

Type de site
Château, parc et jardin, domaine, allée d'arbres, square

Superficie: 66.77 hectares
 (superficie calculée par la méthode cartésienne sur la donnée géographique en projection légale Lambert 93)

Motivation de la protection

« Le château de Saint-Quentin est une ancienne place forte, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’ensemble parfaitement conservé et entretenu est d’une belle harmonie ». « Tout autour se développe un parc magnifique, riche d’arbres centenaires aux essences variées. Un peu à l’écart une ferme, d’un style très typique apporte à ce paysage une touche paysanne ». (extrait du rapport préalable à la protection du site-août 1982):

Etat actuel du site

La commune de Saint-Quentin est située dans la vallée du Dropt, à l’extrémité nord du département. Elle occupe les pentes en rive nord de la rivière, exposées au sud. Les reliefs sont doux et modelés par différents rus, affluents du Dropt. Le village est implanté en haut de colline, le château et le site sont légèrement à l’écart, au sud-est du village. A cet endroit, la vallée du Dropt est large et l’activité agricole a maintenu un paysage ouvert, permettant des vues étendues.

Le site se découvre facilement le long de la route RD 121. Le paysage agricole ouvert, partiellement cloisonné par des haies bocagères laisse voir la silhouette du château, adossé aux arbres qui l’entourent sans le cacher. Les différentes limites du site suivent des routes ou des chemins, excepté sur un court linéaire au sud-est où la limite suit le découpage parcellaire. Le site occupe un versant aux pentes douces, mais irrégulières, modelées par de petits vallons ouverts qui créent des micro-reliefs. Le château est implanté à mi-versant, sur un replat qui se prolonge au sud formant une sorte de croupe soulignée par deux vallons latéraux. Le château et la galerie encadrent une terrasse. Au sud de cette terrasse, une pelouse conduit jusqu’à un bouquet de cèdres qui marque la limite du parc par rapport aux parcelles agricoles. A l’est de la terrasse, le terrain s’infléchit vers le fil du vallon et vers un bassin rectangulaire entouré d’arbres. Plusieurs beaux arbres se remarquent : des chênes au sud-ouest de la galerie, un chêne vert au nord, un pin parasol près de la grange en terre, des bouquets de cèdres, au sud mais également au nord. Un petit bois de chênes au nord-est du site, est traversé par un chemin creux.
De même, nous trouvons des chênes, en limite de site, le long de la RD, et dans les haies bocagères. Le verger est implanté au nord-ouest du château, les fruitiers sont âgés. Le site comprend plusieurs bâtiments, faisant partie du domaine : ceux inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques : la grange et le pigeonnier, situés au nord-est du château ; et les autres : la ferme de Lalot, et une maison à proximité de la grange. Compte tenu du dégagement des vues, ces différents bâtiments se découvrent au gré des promenades dans le site et créent des motifs de paysage intéressants qui viennent en complément des vues sur le château. Un dernier élément est protégé au titre des monuments historiques (ISMH), c’est la fontaine. Elle se présente sous la forme d’une source sortant d’une cavité rocheuse, dont l’orifice est souligné par un arc en ogive construit en briques. Elle alimente un bassin qui sert de piscine. Ce bassin existait, il est empierré, il a été agrandi par les propriétaires avant qu’une protection soit mise en place. La source ne tarit pas même en saison estivale.

Enjeux et préconisations

C’est un site complet, qui prend en compte le château avec sa galerie remarquable, entouré d’un ensemble de terrains qui forment une entité cohérente tant du point de vue topographique, visuel qu’historique. De plus, c’est un site bien visible depuis l’espace public, la RD 121 à l’ouest, les voies communales au nord et à l’est, les chemins.
L’ensemble constitue, dans un paysage agricole ouvert, une séquence insolite, qui semble avoir échappé à la marche du temps. Il paraît justifier de conserver cette protection et d’empêcher la constructibilité sur tout le site sans exception :
- prévoir dans le document d’urbanisme de la commune un zonage adapté pour la protection des paysages naturels, agricoles et forestiers, ainsi que des parcs et jardins, faisant partie du site ou contribuant à la qualité de ses abords

Le parc est entretenu.

Visite de terrain et rédaction 2006

Site non ouvert au public.

Ressources