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FICHE | Site classé - SCL0000608 - Etangs girondins (Carcans-Hourtin, Lacanau) et landais (Blanc, Léon, Noir, Yrieux)
Procédure  Décret 16/12/1968
Acte de classement

Commune(s) d'Aquitaine
CARCANS  (33)
HOURTIN  (33)
LACANAU  (33)
LEON  (40)
SAINT-MARTIN-DE-SEIGNANX  (40)
SEIGNOSSE  (40)
SOUSTONS  (40)
TOSSE  (40)
VIELLE-SAINT-GIRONS  (40)
Commune(s) hors Aquitaine
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Autre zone
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Critère
Site d'intérêt pittoresque

Statut de propriété

Type de site
Sites naturels - grands ensembles paysagers

Superficie: 8264.67 hectares
 (superficie calculée par la méthode cartésienne sur la donnée géographique en projection légale Lambert 93)

Motivation de la protection

Dès 1955, des débats sur la protection des étangs landais littoraux ont lieu au sein de la commission départementale des sites des Landes. Ils aboutissent en 1968 au classement de plusieurs étangs landais et girondins, classement limité à la partie en eau. Ces étangs sont l’étang Blanc, l’étang Noir, l’étang d’Yrieux, l’étang de Carcans, l’étang d’Hourtin, l’étang de Lacanau et l’étang de Léon.
Ces étangs ont pour la plupart fait l’objet de protections complémentaires dans les années 1980 afin de préserver également les rives sur lesquelles existaient de réelles pressions.
C’est le cas des étangs Blanc et Léon dont le périmètre classé a été élargi aux rives.
L’inspecteur régional des sites expliquait de la manière suivante le classement des berges en 1977 : « Lorsque nous avons classé les étangs des Landes, nous n’avions pas envisagé, à l’époque, que l’urbanisation viendrait jusqu’aux rives, avec les conséquences irréversibles qui en résultent. Le classement des berges s’impose donc et doit concerner toutes les parcelles sans exclusion. Sans cette mesure, les étangs de la côte aquitaine seraient définitivement pollués et ces magnifiques sites naturels disparaîtraient pour faire place à l’urbanisation ».

Etat actuel du site

Les étangs, grâce à ces protections fortes et surtout les classements complémentaires de leurs rives, ont été préservés et les rives non urbanisées lors du classement ont conservé leur caractère naturel.
On distingue dans ces sites :
- l’étang, à taille humaine, visible dans son intégralité d’une rive à l’autre,
- les berges constituées pour partie par des roselières qui confèrent un caractère très naturel au site,
- la pinède en arrière-plan, non protégée par le décret de 1968.
Des constructions et campings bordent ponctuellement ces étangs ; ils préexistaient pour leur majeure partie au classement.

Enjeux et préconisations

Il est nécessaire de conserver le caractère naturel de ces étangs, et pour cela les aménagements réalisés pour accueillir le public nombreux en été doivent s’intégrer parfaitement au site et être très légers.

La pinède qui constitue l’arrière-plan des étangs, tout en conservant sa vocation de forêt de production, doit faire l’objet d’une gestion préservant cet écrin vert.

Rédaction 2006

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